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- Nous sommes sur les derniers miles de notre voyage. Que dis-je, les derniers 10000 miles! Depuis notre depart de la ferme de poissons, beaucoup de kilomètres de bitume ont été engloutis par notre voiture (qui tient le coup!). Malgré que les longues distances soient parfois déprimantes (surtout dans les minutes suivant les pleins d'essence entre 1,50$/L et 2,00$/L), nous avons vécu pleins de belles aventures et nouvelles expériences. Commencons par le camping sauvage(!)
L'Australie Occiendentale et les Territoires du Nord sont parsemés de haltes routiere où les 24hres de camping gratuit sont permis. De nouveaux talents se sont vites développés pour:
- Allumer des feux. Puisque l'interdiction de faire des feux est maintenant levée depuis l'arrivée de l'automne, nous pouvons allumer des feux pour faire cuire nos repas. Comme le bois est très sec, c'est un jeu d'enfant de préparer la braise pour le souper ou pour faire griller nos toasts le matin. Nous avons toutefois besoin de plus de pratique pour faire cuire nos "patates au four" sans qu'elles en ressortent carbonisées.
-Evacuer les "trop-pleins de liquide". Mélissa peut maintenant faire pipi dans les situations les plus précaires (les pires n'étant pas toujours celles sans toilette!).
- Trouver des douches gratuites. Pouvoir utiliser les 24hres gratis des haltes routieres c'est bien, mais se sentir propre, c'est bien aussi! Nous avons eu la chance de trouver quelques douches gratuites sur certaines plages en cours de route. Par contre, nous devons avouer que nous excellons dans les "intrusions a domicile". Nous parlons ici de camping et non de maison privée! Nous nous glissons a l'interieur des campings le temps d'une douche pour ensuite nous éclipser en vitesse une fois propre. Chut, il ne faut pas le répéter!
- Juger notre consommation d'eau. Sauriez-vous capable de juger la quantité d'eau que vous avez besoin pour boire (sous une grande chaleur) et cuisiner pour une journée? Avec notre contenant pouvant contenir 10 litres d'eau, nous avons appris a nous rationner et a calculer chacun de nos déplacements entre 2 sources d'eau. Exercice interessant qui nous fait réfléchir sur notre besoin vital en eau et son utilisation parfois exagérée.
- Observer les étoiles. C'est la plus belle récompense des 24hres gratis des haltes routieres. Comme nous sommes loin des villes, le ciel expose ses millions d'étoiles, toile céleste magique, qui nous fait apprécier la nature pure et simple. Les nuits sont tièdes et nous dormons, sans toit, en regardant l'infini du ciel et ses diamants.
Lors de ces séjours sur les haltes routières, nous sommes parfois entourés de "caravaneux" et de leurs génératrices bruillantes, mais parfois, nous avons l'impression d'etre seuls au monde. C'est lors d'une de ces nuits-la que nous nous sommes fait cambrioler! Principal suspect? Un aborigène surnois qui nous épiait de sa cachette. Il nous a volé... nos sandales (!). Mais pas de panique! Nous les avons retrouvées le lendemain matin. Elles ont été abandonnées pas très loin de la tente. Surement n'étaient-elles pas a son gout avec ses bouts de broches et de ficelles que nous avons du installées pour leur permettre de tenir en un seul morceau jusqu'a la fin de notre periple.
Malgré tout, nous aimons les 24hres gratis des haltes routière. Principalement pour son effet allégeant sur notre porte-feuilles qui contrebalance le prix exhorbitant des pleins d'essence trop fréquents. De plus, ils nous font parfois découvrir quelque beaux secrets telle la nuit où nous avons dormis près d'un lac, celle où nous avons cochambré avec un crocodile, ou bien, la fois où nous nous sommes réveillés au milieu des vaches.
En plus des 24hres gratis des haltes routières, nous avons visité d'autres endroits charmants dont:
- Une plage entièrement recouverte de coquillages
- Une ville cotière où nous avons pu voir comment s'effectue la peche au calmar. Cette peche est nocture. Saviez-vous que les calmar "crachent" de l'encre dès qu'ils touchent le sol du quai? Attention! Ca arrose!
- Une plage qui est la demeure de dauphins. Pour 6$/pers., nous avons faire la connaissance de 5 gentils dauphins femelles et leur descendance. C'était vraiment bien. Ils sont venus très près de nous. Meme si nous n'avons pas le droit de leur toucher, la rencontre a été des plus captivante. Au meme endroit, nous avons été initié a la recherche d'animaux munis de radio-transmeteur. Patrick a ainsi pu trouver un Bilby (sorte de grosse souris marsuppiale a oreilles de lapin) bien caché a l'aide de son antenne réceptrice. Finalement, nous avons pu caressé un Bilby (un vrai cette fois), lors d'une présentation sur cet animal en voie de disparition. Une journée fort amusante.
- Un parc marin remplis de merveileux coraux et d'une très jolie faune aquatique. Toutes ces beautés sont facilement accessible. Nous pouvons les atteindre directement a partir des plages (contrairement a la Grande Barriere de Corail où il faut prendre un bateau). Les coraux sont aussi jolis et divertifiés que ceux de sa grande soeur de la Grande Barriere de Corail. Lors de nos sorties, en plus des agréables coraux, nous avons aussi nagé avec: 2 requins de récif a bout blanc. Cette rencontre est a donner des frissons dans le dos! 3 tortues tres gracieuse dans leur ballet sous marin. 2 énormes raies et plusieurs petites. Des palourdes géantes qui se referment en un éclair quand nous essayons de leur toucher. Des milliers de poissons allant du très gros au tout-petit-mini! C'est toujours un bonheur de se promener dans ces "aquariums" grandeur nature. L'Océan Indien est superbe. Il nous permet d'admirer les rayons du soleil couchant qui viennent mourrir en une myriade de couleurs sur son étendu infini.
MAIS! Le clou de ce parc marin est incontestablement le plus gros poisson du monde qui le visite ponctuellement: le Requin-Baleine. A chaque annee, après la ponte des coraux (qui se produit après la pleine lune de mars), ces mastodontes, qui peuvent mesurer jusqu'a 18 metres, viennent visiter la cote de corail pour se nourrir des petits poissons venus là pour se nourrir des oeufs de coraux. Pour la modique somme de 365$/pers., nous pouvons nager entre eux!
C'est en espérant que notre investissement portera fruit en la rencontre avec la bete que nous prenons place sur le bateau. Le jour est gris,mais nous ne perdons pas espoir. C'est a ce moment que nous sommes pénétré sur un terrain infernal! Vous auriez du voir la gueule des gens sur le bateau: de la femme enceinte au footballeur musclé, plusieurs ont ressentis le trajet en bateau jusqu'au fond de leurs entrailles. Nous ne faisons pas exception. Patrick veut mourrir et Mélissa vomit par-dessus bord. Vous savez qu'on peut vomir en nageant? C'est prouvé et sans probleme. Petit bémol, il faut penser a enlever et remettre le tuba entre chaque scéance. (Merci a Mélissa pour ces conclusions scientifiques).
Néanmoins, le tout a été vite oublié dès la 1ere rencontre face-a-face avec ce géant des mers. Quand le requin se promène en surface, c'est par petit groupe de 10 que nous entrons dans l'eau. Nous descendons juste devant la bete qui avance sur nous (parfois son enorme gueule grande ouverte!). Nous nous écartons ensuite pour le laisser passer et nous nageons frénétiquement a ses cotés aussi longtemps que le requin nous fait l'honneur d'etre en sa compagnie. Les rencontres durent moins de 2 minutes chacune, mais elles sont magiques. La grosseur et la force qui se dégage de l'animal sont vraiment impressionnantes. Malgré toute tentation, il ne faut pas leur toucher et il faut rester a 4 mètres de distance. Nous avons eu droit a 3 rencontres avec le meme requin, chacune toute aussi extraordinaires. C'était merveileux! Pour cloturer cette journée mémorable, nous avons eu la chance de nager au travers d'un beau récif de coraux, un secret bien gardé au loin de la cote. Nous avons vraiment adoré ces quelques minutes de vie avec ce maginifique requin-baleine. Nous savons que nous sommes privilégiés. Il s'agit d'une expérience unique.
Nos 2 objectifs pour l'Australie sont maintenant atteints (la Grande Barriere de Corail et le Requin-Baleine). Nous pouvons terminer notre voyage sans avoir a respecter d'échéancier.
Beaucoup de route nous attends pour terminer notre boucle et descendre par le centre. Malheureusement, les villes et les attractions se font rares. Notons quand meme quelques trucs interessants:
- Nous avons photographié une promenade de chameaux sur l'une des plus belles plages d'Australie.
- Nous avons visité un site où se trouvent des empreintes de pas laissés par les dinausaures.
- Nous avons vu nos premiers Baobabs (sorte d'arbre). Ils sont vraiment mignon dans leur particuliarité. Pami eux, nous en avons visité un qui porte des inscriptions historiques, gravées dans son tronc. Ces gravures datent de la fin du 19e siecle. Les Baobabs produisent de grosses noix qui sont sculptées par les aborigènes en de jolis décorations.
- Nous avons visité la capitale du Territoire du Nord: Darwin. Le Territoire du Nord est le dernier état a visiter pour terminer notre voyage. Dans la ville, nous avons visité musée, galleries, parlement, boutiques...
- Nous nous sommes baignés dans une source d'eau thermale turquoise qui est a 34 degrés celcius. Elle est entourée d'une jolie végétation. Un magnifique oasis dans un bout de pays plutot désertique.
- Nous avons croisé plusieurs betes sauvages dont: 1 crocodile sauvage, plusieurs énormes kangourous, une multitude d'émeus, 1 dingo, de gros lézards, des dragons et des milliards de mouches et moustiques.
- Nous avons gouté deux brochettes très interessantes. Une brochette de viande de Crocodile et une brochette de viande de Chameau (!)
- Nous trouvé le terrain de jeux du diable. Un terrain rempli d'énormes roches, aussi ronde que des billes, éparpillées ca et la par la main du diable.
- Nous avons été témoins des conséquences des "fire-bombs". Le Territoire du Nord pratique la technique du feu préventif. Cette pratique se fait au debut de l'hiver, apres la saison humide et avant que la saison sèche batte son plein. A partir de petits avions, les responsables lachent des bombes de feu. Ces feux preventifs "controlés" reduisent les risques de "bushfire" (feu de foret) en brulant le "carburant" au sol, soit l'herbe et le bois mort et sec. Aussi, ces feux permettent le renouvellement des plantes et favorisent une meilleure production de fruits indigenes pour les animaux. Nous avons donc traversé d'épais nuages de fumée en étant entourés de feu de chaque coté de la route. Le plus surprenant, c'est qu'il n'y avait ni pompier, ni surveillant. Ils laissent la nature faire son oeuvre et les feux s'éteindre par eux-memes.
Nous approchons du centre rouge et de son fameux monolithe ("mono"=un seul et "lithe"=roche): Uluru. Nous sommes dans le désert. Le soleil frappe et les jours sont cuisants, mais les nuits sont glaciales et nous grelottons dans notre tente. Le matin, nous devons mettre le chauffage dans la voiture pour se réchauffer un peu. La nuit, nous nous habillons avec le plus de linge possible pour essayer de se tenir au chaud. Meme si nous appellons cet endroit le "desert", ce n'est pas de grande étendues de dunes et de sable comme nous nous l'imaginions. Il s'agit plutot d'un paysage aride, avec un peu de vegetation. Ici, le sol et le sable est rouge.
Uluru (ou Ayer's rock) est une énorme roche en plein coeur de l'Australie. Une piste de 10 km en fait le tour. pour 25$/pers. (!), nous avons la chance d'aller voir ce phénomene de près. Malgré qu'il soit magnifique et imposant, le plus intéressant a propos de ce joyaux naturel est l'histoire aborigène qui l'entoure. Pour eux, ce sont les "Etres du début des temps" qui ont faconnés la planète et ses paysages. Chaque trou, chaque fissure, chaque roche raconte une histoire, souvent couplée d'une morale, qui sert d'enseignement sur les lignes de conduites a suivre au sein de la tribu.
Meme si nous en avions la possibilité, nous avons respecté les lieux sacrés et choisi de ne pas grimper l'Uluru. Nous avons par contre apprécié les randonnées, les tours guidés bourrés d'informations et le centre culturel qui nous a beaucoup renseigner sur les aborigènes, leur facon de vivre et leur relation face a l'Uluru. Incontournablement, nous avons aussi admiré le magnifique couché de soleil sur le monolithe. Finalement, nous avons bien aimé visité cet endroit grandiose, d'une grande beauté, remplis de murmures d'anciennes vies.
Notre dernière curiosité du désert a été la visite de la ville de Cober Pedy (de retour en Australie Méridionale). C'est ici que 90% de toutes les opales (pierre précieuse) du monde sont trouvées. Mais le plus surprenant a propos de cette ville sont les maisons et batiments qui sont sous terre. A cause de la chaleur accablante de l'été et des nuits frigorifiantes de l'hiver, les gens de Cober Pedy ont décidé d'utiliser d'anciens trous de mine et de les transformer en habitation. Plusieurs boutiques et Motels se trouvent ainsi sous terre. Nous avons aussi visité une église du meme type. Au centre de la ville ce trouve un vague terrain remplis de monticules de roches résultant d'une ancienne excavation. Le public peut se rendre a cet endroit pour jouer aux chercheurs d'opales. Patrick, avec son oeil de lynx, en a découvert une en moins d'une heure! Une tres jolie opale blanche. Apres réflection, la visite de cette ville laisse un drole de sentiment. Cette ville est un peu désolante avec ses centaines de trous creusés partout en quete de richesse et ses vieux camions modifiés en machines minières. Elle semble appartenir a un autre monde... Mais il y a toute de meme un fait concasse : il y a des pancartes qui avertissent les gens de ne pas marcher a reculons pour éviter de tomber dans un trou de mine!
Nous sommes maintenant a Adelaide où nous allons vendre la voiture et nous envoler vers notre prochaine destination (quand nous aurons decidé quel pays nous tente le plus...).
Ce fut un long voyage, mais nous ne regrettons rien. L'Australie est un merveilleux pays.